Pétition Grippe aviaire 
Pour une politique sanitaire qui protège les éleveur·ses avant les filières !
Le plein-air n’est pas le coupable mais le bouc émissaire !
Depuis l'automne dernier, les arrêtés du gouvernement ont instauré une claustration obligatoire des volailles, engendrant drames humains, maltraitance animale et tromperie du consommateur sur les labels garantissant du plein-air. C’est l’unique réelle mesure qu’a pris le gouvernement, en suivant ainsi la volonté des filières. Pourtant depuis 2015 les preuves se sont accumulées pour dire que ce qui rend les épidémies incontrôlables ce sont les densités et les flux.
Malgré cette mesure soi-disant essentielle pour lutter contre la grippe aviaire, nous avons connu la pire épidémie de grippe aviaire jamais connue en France, en nombre de foyers et en nombre de volailles abattues (au moins 16 millions !). Le virus a massivement circulé dans les élevages claustrés. Les causes de propagation de ces épidémies prennent leur source dans l'organisation même des filières industrielles de volailles: transports incessants d'animaux et de personnel, uniformité génétique, segmentation des unités de production, concentration des couvoirs, fortes densités d'animaux et d'élevages...
Les abattages se sont multipliés. Les autorités sanitaires et les capacités d'équarrissage ont été débordés : sur ordre de l'administration, des éleveurs.euses ont dû tuer eux-mêmes leurs animaux, ramasser puis enterrer leurs cadavres sans équipement de protection engendrant des traumatismes sans précédent et des risques de pollution des sols et des nappes. Cette politique sanitaire inefficace est un échec cuisant sur tous les plans.
Ce 30 juin 2022, le réseau de la Confédération paysanne se mobilise fortement pour que le dossier de la gestion de la grippe aviaire soit tout en haut de la pile des priorités pour le nouveau Ministre de l'agriculture de ce gouvernement post-législatives.
Il est urgent d'adapter la réglementation aux élevages de volailles plein-air et d'agir sur les causes profondes de ces épidémies.
Ensemble, exigeons une vraie politique sanitaire ! Ensemble, sauvons l’élevage plein-air !